ATM (Asynchronous Transfer Mode). Protocole de niveau
2 du modèle OSI. Développé par le CNET et quelques fabricants
de composant informatique. La technique ATM est basée
sur la segmentation des données en cellules de taille
unique. L'en-tête de la cellule contient l'information
permettant à chaque cellule de retrouver son chemin
: elle indique entre autre l'identité du (VCI, Virtual
Channel Identifier) auquel la cellule appartient. Le
valeur VCI est locale au commutateur, sa valeur change
à la sortie de chaque commutateur, indiquant une nouvelle
valeur pour le prochain noeud. Le commutateur ATM dispose
d'une table qui donne le VPI/VCI de sortie en fonction
du VPI/VCI d'entrée. Une entrée dans cette table est
créée à chaque fois qu'une connexion est établie, la
route est alors établie pour toute la durée de la connexion.
Actuellement, les deux types de technologies de commutation
existantes sont :
-
La commutation de paquets (et le relais de trames),
bien adaptée à la transmission de données.
-
La commutation de circuits, qui prend en compte
le caractère isochrone du service téléphonique
La commutation de cellules allie la simplicité de la
commutation de circuits avec la flexibilité de la commutation
de paquets. Simplicité grâce à la longueur de la cellule
qui permet de concevoir des commutateurs de cellules
relativement simples et performants. D'autre part, si
l'on accepte de limiter la taille des files d'attente
dans les commutateurs et de ne pas utiliser les liaisons
d'accès au maximum des possibilités, la petite taille
des cellules permet une émulation de circuit isochrone.
Flexibilité du fait que les cellules sont des paquets,
avec entête, permettant d'établir des connexions virtuelles
qui peuvent être multiplexées. Le débit est adapté aux
caractéristiques de la source, au lieu d'être imposé
par la liaison d'accès.
|
Contrainte
|
Commutation
de circuits [RNIS]
|
Commutation
de paquets [X.25]
|
Commutation
de cellules [ATM]
|
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Temps réel
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oui
|
non
|
oui
|
|
Transparence
|
oui
|
non
|
oui
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|
Protocole de bout en bout
|
oui
|
non
|
oui
|
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Débit variable
|
non
|
oui
|
oui
|
|
Multiplexage statistique
|
non
|
oui
|
oui
|
L'ATM permet le transfère de données à une vitesse allant
de 25Mbps à plus de 622Mbps (il est prévu d'atteindre
plus de 2Gbps sur fibre optique).
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Qu'est ce qu'une cellule ?
L'idée de base des réseaux à commutation de cellules
est de transmettre toutes les données dans des petits
paquets de taille fixe appelés cellules. La taille de
la cellule présente une certaine importance car celle-ci
influe sur la forme des protocoles des couches supérieures.
Afin que le récepteur puisse interpréter correctement
les données contenues dans la cellule, cette dernière
doit contenir des informations de contrôle décrivant
la relation de cette cellule avec les autres dans le
flot de données. La taille des cellules est de 48 octets
de charge utile et 5 octets d'en-tête, soit 53 octets.
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Champs d'application de l'ATM
Réseaux internationaux avec transmission de data, de
la voix et de l'image (pour l'industrie ou les médias)
Applications en temps réel (vidéo, voix) Réseau de base
d'entreprise: plate-forme de transmission pour les VPN
IP et vocaux Hébergement d'application avec qualité
de service Transmission rapide de gros volumes de données
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Connexion et Transit des cellules à travers
le réseau
On distingue
trois phases :
- L'établissement
de la connexion
- Le transfert de données à travers le canal virtuel
établi
- La libération de la connexion
Lors de la
procédure d'établissement de la connexion, un circuit
virtuel est réservé à travers le réseau ATM. Le routage
est établi durant cette phase, ce qui optimise par la
suite les délais de transmission.
Le circuit
virtuel est réalisé à partir de 2 identifiants
-
VPI (Virtual Path Identifier), Champ de 8
bits dans l'en-tête d'une cellule ATM. Numéro de
conduit virtuel. Le support physique est composé
d'un ensemble de conduits virtuels qui sont eux
mêmes composés d'autres conduits virtuels. Les commutateurs
ATM utilisent les champs d'identificateurs de conduit
virtuel et de canal virtuel pour identifier la prochaine
liaison de canal virtuel sur laquelle une cellule
doit transiter pour arriver à sa destination
finale.
-
VCI (Virtual circuit identifier)
Champ de 16 bits dans l'en-tête d'une cellule ATM.
L'identificateur de circuit ou canal virtuel est
utilisé avec l'identificateur de conduit virtuel
pour déterminer la prochaine destination d'une cellule,
lorsque celle-ci passe dans une série de commutateurs
ATM pour atteindre sa destination. Les commutateurs
ATM utilisent les champs d'identificateurs de canal
virtuel et de conduit virtuel pour identifier la
prochaine liaison de canal virtuel du réseau par
laquelle une cellule doit transiter pour arriver
à sa destination finale.
L'adressage d'un circuit virtuel ATM est donc un couple
VPI/VCI. Ce système permet d'effectuer un routage très
facilement : un circuit virtuel n'est en fait qu'une
suite de couples VPI/VCI qui permettent d'aller de routeurs
en routeurs, jusqu'au destinataire.
En fait, lors de l'établissement de la connexion, chaque
routeur du réseau ATM qui compose le circuit virtuel
crée une table de routage qui permet de faire transiter
les cellules arrivant vers le conduit virtuel adéquate
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La couche AAL (ATM Adaptation Layer)
Ces couches
sont chargées de segmenter et de ré assembler les cellules
provenant des applications. ATM a été conçu pour pouvoir
transporter des flux de données variés, la vidéo, la
voix ou des données. Mais le transport de ces différents
types de flux de données ne nécessite des types de services
différents, exemple: (les contraintes sur les données
ne sont pas les mêmes pour le transport de la voix).
Pour faire face à ces divers besoins des applications,
diverses couches AAL ont été définies:
-
AAL1
: Supporte les applications vidéo à débit constant,
transport de la voix.
-
AAL2
: Supporte les applications vidéo et audio à débit
variable.
-
AAL3/4
: Ce type de couche AAL est adapté en transfert
sécurisé de données.
-
AAL5
: Adapté au transport de données.
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Le multiplexage
C'est la
capacité à transmettre sur un seul support physique
(voie haute vitesse) des données provenant de plusieurs
équipements (voies basse vitesse).
-
La voie
haute vitesse: c'est la voie de communication entre
le multiplexeur et le démultiplexeur, elle prend
en charge l'ensemble du trafic.
-
La voie
basse vitesse: c'est la voie de communication reliant
le terminal de l'utilisateur au multiplexeur, elle
prend en charge le trafic de l'utilisateur.
Multiplexeur: Équipement permettant de combiner les
signaux provenant des émetteurs pour les transmettre
sur la voie haute vitesse. Le démultiplexeur et l'équipement
sur lequel les récepteurs sont raccordés à la voie haute
vitesse.
Multiplexage fréquentiel: Aussi appelé MRF (Multiplexage
par répartition de fréquence ou FDM, Fréquence Division
Multiplexing) permet de partager la bande de fréquence
sur la voie haute vitesse en une série de plusieurs
canaux moins larges, qui permettront de faire circuler
sans interruption sur la voie haute vitesse les données
provenant des différentes voies basse vitesse.
Multiplexage statistique: Le multiplexage statistique
reprend les caractéristiques du multiplexage temporel,
à la différence près qu'il ne transmet sur la voie haute
vitesse que les voies basses vitesses comportant des
données. Ce type de multiplexage se base sur des statistiques
concernant le débit de chaque ligne basse vitesse. Ainsi,
la ligne haute vitesse ne transmettant pas les blancs
(problèmes spécifiques a l'électronique rencontrés à
des vitesses de plus 100 mégahertz)
Multiplexage temporel: Le multiplexage temporel, Aussi
appelé MRT (Multiplexage par répartition dans le temps
ou TDM, Time Division Multiplexing) permet d'échantillonner
les signaux des voies basse vitesse pour les transmettre
successivement sur la voie haute vitesse en leur allouant
la totalité de la bande passante, même si celles-ci
ne possèdent pas de données à émettre (il n'est pas
possible de traiter les signaux en continu, par souci
de simplicité, on échantillonne les signaux à un rythme
régulier d'où la possibilité d'avoir une bande passante
sans émission).
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Déploiement d'un réseau ATM LAN Émule
-
Il peut
être utilisé aussi bien sur des LAN que sur des
MAN ou des WAN
-
L'émulation
d'un LAN sur ATM s'appelle LANE (ou E-LAN)
-
L'intérêt
du LANE est que les applications réseaux restent
les mêmes sur un réseau Ethernet que sur un réseau
ATM
-
Un LANE
est un réseau virtuel composé d'un ensemble de machine.
Un réseau ATM peut supporter plusieurs LANE et la
localisation géographique des machines n'a aucune
importance : les membres d'un LANE communiquent
comme sur un segment IP (ou dans un VLAN)
-
En implémentant
un LANE, une interface ATM ressemble à une interface
Ethernet.
Les fonctionnalités
sont les suivantes :
-
support
des services "connexionless" (sans connexion,
voir IP),
-
support
des services "multicast",
-
support
des services LAN au niveau MAC (niveau 2).
A court terme,
ATM répondra aux besoins en bande passante des backbones
de commutation de réseaux et se développera en
direction des stations de travail et des réseaux étendus,
il fournira un accès direct à haute vitesse et une QoS
adaptée aux besoins.
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